lundi, février 14

Pardonne ma fougue que je me mette à nu.



Il est tard ce soir et pourtant le sommeil tarde lui aussi à se faire sentir. Il me semblait bien loin le temps où tu venais t'immiscer dans mes pensées. Moi je suis seule au monde, je n'ai pas de Joconde pour faire les romantiques, dit quelle est cette ville aux éternelles idylles ? J'ai oublié son nom ... Connaîs-tu le prix que ça coûte d'aimer à perdre raison ?


L'ivresse n'est pas mon moteur mais je dois bien la remercier d'éclairer ma pensée. Beigbeder sait bien le faire aussi. Il va sans dire que j'assume ma médiocrité, je n'ai que moi-même pour porter tel fardeau, et tes yeux magnifiques ne me délestent d'aucun mal. Seules les notes de piano peuvent apaiser ma rébellion, mon rejet de vérité. A quoi bon les revendications, les couteaux laissés dans les plaies, et les trains qui déraillent sans essayer d'éviter les murs... multipass pour la folie. Schizophrénie.


La bonne époque. 3 mots qui à eux seuls ne disent rien, un ensemble de mots qui m'irrite. C'est comme mélanger le rouge et le bleu et donner à ce contraste une description sans force. Alors que c'est l'affront. Comme deux béliers tête contre tête. Comme deux êtres conscients que leurs forces sont les synonymes de leurs faiblesses. Je vivrais mille vies et dans mille pays ça ne changerai rien. Car de mille pays, je reviendrai toujours m'éteindre entre tes mains. Et depuis qu'on a croqué la pomme, on s'est perdu. Dans cette réalité qui fait froid dans le dos, il fait bon d'être con, on se l'ai souvent dit, et désormais c'est à qui sera le plus fou. C'était déjà aussi à qui serait le plus fou. Cependant j'admets que l'écriture n'est qu'un exutoire éphémère et qu'elle m'a souvent trompée. Car c'est elle la réalité. C'est elle ma conscience. C'est elle l'ivresse. On est sûr de ce qu'on écrit, tout comme de ce que l'on dit sous l'emprise de l'alcool... J'aime les pailles d'or de Lu aux framboises. J'aime ma stupidité.
Je prends le large, avant que les mauvais printemps ne sonne la charge.
Accorder de l’importance à la futilité est-ce une preuve de matérialisme ou de perfectionnisme ?
Réveille toi, réveille moi, le bistrot va fermer, c'est nous les pourris, c'est nous les maudits, c'est nous les paumés. Réveille toi, le patron va nous jeter.
Je suis Balance et c'est l'amour flou.
Un grain de folie et deux doigts d'audace. Voilà le cocktail de mon devenir.

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